samedi, 23 juin 2007

DAY 48 : La Première fois que j'ai eu 20 ans (1779)

Pour chaque chose dans la vie il y a une toute première fois. Le premier biberon, le premier doudou, le premier vélo puis le premier scooter. On n’oublie jamais non plus le premier baiser ni son premier amour. Et si jamais on en a eu un, laisse-t-on vraiment dormir dans un coin son premier orgasme ?

La Première fois que j'ai eu 20 ans  

Pour Mister President, depuis le 6 mai dernier (1827 du Calendrier Sarkozien), il y a tous les jours des premières fois : son premier mandat de président, son premier gouvernement et son premier conseil des ministres, son premier G8 (avec, peut-être sa première cuite) et, depuis hier, son premier conseil européen.

J’ai su que c’était la dernière !

Pour d’autres, le 6 mai est devenu la promesse de nouvelles « premières fois ». La première fois où je me suis retrouvé au chômage, la première fois où je n’ai pas pu payer mon loyer, ma première nuit dans la rue, la première fois où je n’ai pas pu être soigné. Mais on verra peut-être alors, la première fois où j’ai relevé la tête et la première fois où je me suis révolté. Inch’allah !

jeudi, 21 juin 2007

DAY 46 : Ah si j'étais riche (1781)

Mister President a bien compris que les parachutes dorés servis aux Très Très Grands Patrons qui ne sont pas soumis au principe de résultat et de compétence, ne devaient pas perdurer dans un pays qui a érigé la valeur travail, souffrance, diète et autres plaisirs solitaires. Il en a vu de ces imbus d’eux-mêmes qui lui auraient presque fait retourner sa veste ! Et oui, il aurait pu être à l’extrême, Mister President, à l’extrême…gauche. Et une petite larme de regret se met à perler le long de son œil droit.

Ah si j’étais riche !

C’est pourquoi, lorsque sa ministre de la recherche a fini par trouver quelqu’un qui ne faisait pas bien son boulot et qui était suffisamment en haut d’une échelle hiérarchique, son sang n’a fait qu’un tour et, au lieu de lui demander de partir en lui proposant une jolie niche « écologique », il a choisi de la désigner à la vindicte populaire : elle ne méritait pas mieux !

Ou Perrette et le pot au lait !

Sur ce coup là, il a eu un peu raison, Mister President. Dix ans que les travaux traînent à Jussieu ! Mais le désamiantage, ou plutôt le temps que cela prend, aura peut-être permis de bousiller la santé de quelques milliers d’étudiants. On en parlera dans 40 ans lorsque l’on constatera qu’ils ne sont plus là pour toucher leur retraite ! Alors, tout cela n’est pas bien grave pour vous, Madame de Nadaillac, vous la toucherez la votre !

mercredi, 20 juin 2007

DAY 45 : 4 bassets pour 1 danois (1782)

Mister President a toujours été très clair sur ses intentions. Il voulait être président et il l’est devenu. Maintenant, les législatives derrière lui, le 2ème gouvernement Fillon presque installé, il peut enfin songé à s’amuser un peu. Il a déjà mis une belle pagaille chez GB2 (le Gros Bouffi Borgne…pour faire plaisir à Gaspard !), l’UDF , n’existe plus et François Jumbo Bayrou n’est plus un problème (remerciements spéciaux à Hervé Morin, sa famille et ses employés), le PS qui a pourtant d’autres chats à fouetter se retrouve dépouiller d’un nombre certain de ses membres !

4 bassets pour 1 danois

Alors maintenant, à quoi va jouer Mister President ? Le petit jeu du G8 a été fortement divertissant surtout avec son ami Ras-Poutine  Mais l’alcool, ça ne lui réussi pas vraiment ! bien sur, Angel-A n’est pas très sexi mais Mister President étant un peu à la diète avec The Frenchy First Lady n’aurait pas refusé un petit « dessert » allemand.

ça peut faire beaucoup de dégâts !

Le problème, cher Mister President, c’est qu’il va falloir faire quelque chose de bien concret pour chacun de ceux que tu as regardé dans les yeux et à qui tu as personnellement promis de changer, en mieux bien sur, leur triste vie. Et quand ils comprendront que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, alors, avec tous les autres on les verra défiler dans la rue pour réclamer ce qu’il leur aura volé : leur espoir.

mardi, 19 juin 2007

DAY 44 : L'espion qui m'aimait (1783)

Il y a plusieurs semaines, les citoyens de notre pays étaient persuadés d’avoir trouvé le traître parfait, celui que, même Judas, ne pourrait renier. Non seulement il trahissait mais en plus, il ralliait du jour au lendemain le camp de son ennemi d’hier. Eric Besson La Lumière ne pouvait rester dans l’ombre. On l’installa donc sur le devant de la scène comme une bête de foire.

Les résultats des élections législatives nous démontrent aujourd’hui que le pire des traîtres est celui qui reste avec les siens mais leurs savonne avec perfection la planche qui les fera trébucher. Mais oui, tout le monde le dit, c’est la TVA sociale annoncée un peu trop tôt qui aurait provoqué la couleur pastel de la vague « déferlante ». Et comme tout le monde, à droite et à gauche, le désigne d’un doigt vengeur ou moqueur, Jean-Louis Le Bord Est Haut risque aujourd’hui de glisser à son tour.

Finalement, ce brave ministre est un élément d’ouverture de ce gouvernement. Il est à gauche, assurément et Mister President n’était pas dupe ! N’est pas James Bond qui veut !