jeudi, 14 juin 2007

DAY 39 : Bamako (1788)

Alors qu’il n’était pas encore élu au plus haut poste de ce pays, Mister President avait été traîné de force au cinéma. En général, il n’avait jamais le temps car il en faut des heures supplémentaires pour le chef de tous les chefs du pays. Mais une promesse est une promesse, et là, il n’avait pas vraiment le choix. The Frenchy First Lady a toujours eu des arguments en béton pour obtenir ce qu’elle voulait ! Le film qu’elle avait choisi lui avait été recommandé une de ses filles très « proche du peuple ».

Bamako

Un film sur l’Afrique, sur le Mali ! Ça c’est de l’engagement ! Hier, Mister President a repensé à cette soirée. Il avait somnolé un peu, son repas avait été un peu lourd et il serait obligé de faire 3 km de plus demain matin. Entre deux ronflements, il avait compris de quoi il retournait là bas, en Afrique. Il avait pris une décision en se faufilant dans les draps de son grand lit vide.

ah ça ira, ça ira, les aristocrates à la lanterne !

C’est pourquoi, lors de son accession au trône, il décida d’embaucher des maliens pour refaire les travaux de sa nouvelle maison de Versailles, la Lanterne. Sauf qu’il n’a pas choisi les bons ; ceux-là ne sont ni footballeurs, ni basketteurs, ni dictateurs, ni financiers véreux, ni marchands d’armes ! Une seule solution pour les pauvres clandestins…retour à la case départ et tant pis pour le service après vente.

mercredi, 13 juin 2007

DAY 38 : Heureux qui comme Ulysse (1790)

Elle en avait tellement rêvé. Elle s’était si souvent imaginée sur le terrain. L’aboutissement de ses longues années d’études. Partir, loin, là où tout le monde se fout de la mort des hommes. C’est loin, c’est l’Afrique et on a tant de choses à faire ailleurs ! Pourtant, il doit bien y avoir des richesses qui nous intéressent, en Centrafrique ? Quelque chose qui nous pousse à y aller faire un tour ?

Heureux qui comme Ulysse…

Elsa, elle savait qu’elle partirait dans ces pays, que son métier d’ingénieur elle irait le pratiquer là où il n’y avait rien. Là où on en avait le plus besoin. Médecins Sans Frontières (MSF) lui a dit OK et elle est partie. Ça n’a pas était très facile de laisser sa famille, ses amours…sa vie.

…a fait un beau voyage.

Il y a de très nombreuses années, un jeune médecin a fait la même démarche sauf que MSF n’existait pas puisque, avec d’autre, il l’a inventé. Il en a suscité des vocations et des bataillons d’hommes et de femmes sont partis pour les pays qui n’avait rien ni personne pour survivre. Naturellement, pour lui, il y avait l’engagement politique. Bernard Kouchner a toujours su faire parler de lui. Il a toujours aimé les feux des projecteurs. Qu’il est long le chemin parcouru depuis sa jeunesse mais lui, au contraire d’Elsa, il a pu le parcourir. Elsa Serfass avait 27 ans.

mardi, 12 juin 2007

DAY 37 : Le fantôme de la Liberté (1791)

En voilà un dont on n’avait pas entendu parlé depuis longtemps mais qui a vraiment l’intention de laisser son nom dans la petite histoire pas honorable. Il s’agit de Snaf-Snaf, un des 3 petits cochons de Mister President. Brice Snaf-Snaf a malencontreusement laisser passer un exemplaire de son projet de loi sur « l’immigration et l’identité nationale » à un quotidien totalement indépendant, Le Figaro. Avec Mister President, ils ont tout compris et réglé les détails : vous, les immigrés pas très nets et pas riches du tout, on ne veut pas de vous, de vos femmes et de vos enfants !

Le fantôme de la liberté

Au moins c’est clair ! Et comme c’est annoncé depuis des mois et des mois cela a permis a Mister President de laminer les troupes du GB2 (Gros Breton Borgne). Et comme à gauche il n’y a que l’écho qui répond encore (et même pas très fort), cette nouvelle loi va trouver sa place dans tous nos cerveaux trop mous.

Ou la Statue de la Liberté

Pourtant, il ne faut pas oublier que l’immigration est aussi un gros problème aux USA. La Grande Bush aurait peut être intérêt à prendre conseil auprès de Mister President et de Brice Snaf-Snaf. La seule différence c’est que lui c’est la régularisation des immigrés clandestins qu’il veut. La raison ? Il manque beaucoup de main d’œuvre mais de celle dont les bons américains ne veulent pas.

lundi, 11 juin 2007

DAY 36 : Les sous doués passent le bac (1792)

C’était difficile de se lever ce matin. La France qui préfère se coucher tard n’avait pas vraiment le choix. Aujourd’hui, lundi 11 mai c’était la 1ère épreuve du baccalauréat, la philosophie. Bien sur, Mister President, ça fait bien longtemps qu’il l’a eu, lui, son bac. Et haut la main encore.

Les sous doués passent le bac…

Alors, comme il garde un excellent souvenir de ses années au lycée, il a décidé de remercier les gentils professeurs. Comment ? En abrogeant d’un coup de baguette magique les « décrets de Robien » ! Ah, vous n’êtes pas enseignants du secondaire ? Vous ne savez pas de quoi je parle ? Ce n’est pas très grave !

…et le réussissent !

Il suffit juste de savoir que Mister President ce qu’il aime c’est qu’on l’aime. Et comme les profs de son enfance n’ont pas été très gentils avec lui c’est surtout d’eux qu’il a besoin d’amour. Alors, pour eux, pas question de travailler plus pour gagner autant et si les syndicats (UNSA EDUCATION et FSU) qu’il a rencontré sont malins, ils arriveront même à obtenir de travailler autant pour gagner plus !